Dans les combles ou ailleurs, structurer un espace intérieur en plusieurs « coins » distincts, c’est toujours un peu compliqué. On veut à la fois des zones bien définies, et garder une impression de volume, sans cacher la lumière du jour. Alors, comment on fait ?
Monter une cloison en plaques de plâtre ? Un peu trop opaque et définitif comme solution ! Chez Rêve de Combles, le séparateur de pièce qu’on adore, c’est le claustra intérieur en bois.
Pourquoi on valide ? C’est solide, pratique, chaleureux, moderne, ça ajoute du cachet à la décoration, et tout ça, sans se sentir enfermé. En plus, le côté graphique du claustra en bois est top pour jouer avec la lumière naturelle !
Autre avantage : contrairement à une cloison classique, fabriquer et poser un claustra soi-même, c’est un projet DIY tout à fait accessible ! Pro de la visseuse ou débutant(e) motivé(e), tu as envie de te lancer ? On te guide à chaque étape de la réalisation avec ce tuto super simple.
Bien préparer mon projet : les questions à se poser
Avant de filer acheter tes produits, prends quelques minutes pour imaginer l’esthétique de ta cloison ajourée. On a parfois l’impression que tous les modèles de claustras en bois se ressemblent. Mais en réalité, pas du tout !
Quel bois choisir ? Quelle section de tasseaux ? Est-ce qu’on va du sol au plafond ou on opte pour un « demi-mur » ? Quel espacement prévoir entre les éléments ? Tu vas devoir répondre à toutes ces questions.
Quel style de claustra choisir ?
Pour la conception, tu as deux options :
- La fabrication de A à Z : tu achètes tes tasseaux de bois à l’unité, et tu t’occupes de la découpe et de l’assemblage. C’est souvent la seule option si tu veux installer ta structure sous une pente complexe ou pour un claustra d’escalier avec des angles atypiques.
- Les panneaux ajourés « prêts à l’emploi » : si la case bricolage te plaît moyennement, on trouve de plus en plus de panneaux de tasseaux déjà assemblés. Les largeurs vont de 60 à 80 cm. Tu n’as plus qu’à les accoler pour remplir la longueur souhaitée. C’est un gain de temps énorme, mais aussi un petit budget à prévoir. Compte entre 70 et 180 euros par panneau selon les dimensions et la nature du bois.
Quels matériaux acheter ?
Côté essences de bois, le chêne massif fait rêver. C’est un bois stable qui ne se déforme pas et qui offre un rendu très haut de gamme. Mais c’est assez cher !
Si tu cherches une alternative plus économique, il existe des tasseaux revêtus d’un décor « chêne naturel » (ou d’autres coloris). La finition est superbe, c’est plus léger que du « vrai chêne », et pas besoin de vernis ou de peinture sur les tasseaux.
Encore moins cher ? C’est possible ! Tu peux trouver dans toutes les enseignes de bricolage des tasseaux bruts en sapin, de différentes sections, à travailler et assembler comme tu le souhaites. Il faudra cependant prévoir un petit atelier ponçage et vernis !
Fabriquer un claustra sur mesure étape par étape
Le matériel à préparer pour la construction du claustra
Avant de démarrer, voici tout ce dont tu auras besoin :
- Le bois : des tasseaux verticaux en nombre suffisant, une lisse haute, une lisse basse, et éventuellement une traverse horizontale en plus si ta structure est très haute.
- La quincaillerie : des vis à bois, de la colle à bois vinylique et des chevilles adaptées à ton mur et à ton sol.
- Les outils de montage : un mètre ruban, un niveau à bulle de précision, une perceuse visseuse et, idéalement, une scie à onglets pour des coupes en biais bien nettes.
- Ajoute un serre-joint pour l’assemblage si tu travailles seul(e).
Le relevé de cotes et les coupes
Tu as choisi de réaliser entièrement ton claustra ? Alors, reporte la hauteur et l’angle de tes rampants sur chacun de tes tasseaux.
Si tu as opté pour des panneaux déjà assemblés, la découpe devra être précise. Une coupe franche à la scie circulaire (avec un rail de guidage) ou à la scie à onglets donnera un résultat plus propre. Vérifie bien tes mesures plusieurs fois si tu ne veux pas avoir à racheter un panneau.
La couche de finition pour un rendu pro
Quand tout est découpé, ponce et traite tes tasseaux AVANT l’assemblage.
On a tendance à vouloir le faire à la fin, mais une fois que ton claustra est debout avec un espacement de 4 ou 5 cm entre chaque lame, bon courage pour passer le pinceau sans faire de coulures ou des manques !
Applique ton huile, ton vernis ou ta peinture sur chaque face, à plat, sur des tréteaux.
Laisse les zones de contact brutes (les bouts des tasseaux qui touchent les lisses hautes et basses). La colle à bois est moins efficace sur une surface peinte ou vernie.
L’assemblage de la structure
Quand la finition est bien sèche, installe-toi au sol pour travailler si l’espace est suffisant. C’est beaucoup plus simple !
Ensuite :
- Dépose un filet de colle sur les bouts de tes montants.
- Place chaque tasseau entre les lisses, aux emplacements définitifs, en suivant ta numérotation.
- Visse les tasseaux à travers les lisses en pensant à prépercer ton bois pour éviter les éclats. Et choisis bien des vis à tête plate. C’est la partie délicate. Il vaut mieux être deux pour tenir l’ensemble.
- Vérifie l’équerrage à chaque fixation.
L’installation et la fixation finale
Si ton claustra est un peu plus court que ta hauteur sous plafond, prépare des petites cales en bois ou en plastique.
À dire vrai, c’est même conseillé pour redresser ta nouvelle cloison de séparation sans rayer ton plafond.
Glisse le claustra à sa place, puis insère les cales au sol pour « pousser » la structure contre le plafond.
Une fois que le claustra tient tout seul, tu as les mains libres pour vérifier l’aplomb et visser calmement, sans pression.
Attention, si tu as un plancher chauffant, oublie les vis pour la fixation au sol ! Utilise de préférence une colle haute performance (type « fixer sans percer ») ou une bonne colle à bois.
Inspiration déco : 3 idées de claustra sous les toits
Le rendu d’un claustra bois ajouré te plaît, mais tu hésites sur le meilleur endroit pour l’installer ? Voici ce qui marche très bien :
- Le claustra d’escalier : il remplace un vieux garde-corps imposant ou vieillot par une alternative plus légère et épurée.
- La séparation coin nuit/coin bureau : si ton bureau est dans la chambre, le claustra masque l’ordinateur le soir pour te laisser déconnecter, sans fermer complètement l’espace.
- Le claustra en tête de lit : contre le mur avec un fond feutrine noir pour atténuer les bruits, ou en version ajourée pour cacher un dressing derrière le lit. Dans les deux cas, tu peux y aménager une niche ou ajouter des tablettes pour servir de chevet. Si le concept te plaît, tu peux aussi fabriquer une tête de lit en tasseaux de bois.
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