Si le budget alloué à cette aide reste inchangé par rapport à l’année dernière (3,6 milliards d’euros), les règles d’attribution sont quant à elles modifiées.
Les travaux que tu avais mis entre parenthèses sont-ils toujours éligibles ? Le montant de la prime est-il toujours le même ? On relance le projet et on dégaine les devis, ou on revoit tout le projet ? Rêve de Combles fait le point sur tout ce qui change.
Si tu envisages une rénovation énergétique d’ampleur (un projet qui permet de gagner au moins deux classes énergétiques), tu ne peux plus gérer tes travaux seul(e), à ta façon.
Pour ce parcours, tu dois maintenant faire appel à un tiers : Mon Accompagnateur Rénov’.
Pourquoi faire ? Eh bien par exemple, MAR réalise (ou vérifie) ton audit énergétique pour valider ton plan d’action, t’aide à sélectionner ton artisan RGE ou à optimiser le cumul des aides financières.
Bien sûr, l’idée derrière ce fonctionnement, c’est aussi de s’assurer que l’argent public finance des travaux qui ont vraiment un impact énergétique.
Ton logement est classé F ou G (fameuses passoires thermiques) ? Tu peux encore accéder au parcours par geste jusqu’à la fin de l’année 2026. Mais attention, tu n’auras plus accès à ce parcours à compter du 1er janvier 2027 (source : economie.gouv.fr).
Pourquoi ? Parce que l’État considère qu’isoler juste une partie du bâtiment ou remplacer uniquement le mode de chauffage, c’est insuffisant pour vraiment sortir du statut de passoire thermique. Il « t’oblige » donc à passer par une rénovation plus globale pour bénéficier de l’aide.
Si ton habitation est classée entre A et E, tu peux toujours opter pour des travaux d’amélioration « à la carte » via le parcours par geste MaPrimeRénov’.
Mais attention, là aussi, il y a eu quelques changements. Même si ta maison est « bien classée », tu ne peux plus rénover par morceaux.
Par exemple, l’isolation des murs par l’intérieur (ITI), par l’extérieur (ITE) ou l’installation d’une chaudière biomasse sont désormais exclues du dispositif par geste pour certains profils de revenus.
En 2026, les règles d’éligibilité et les taux de financement restent inchangés. Le cumul des aides est toujours possible, mais beaucoup plus strict. On parle d’écrêtement.
En cumulant MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie (CEE) et les aides locales, tu ne peux pas dépasser un certain pourcentage du montant total de tes travaux.
Pour les revenus très modestes, ce plafond peut atteindre 80 % du montant HT des dépenses. Ce qui reste très avantageux !
Ensuite, plus les revenus augmentent, plus le plafond s’abaisse, jusqu’à atteindre 10 % pour les revenus supérieurs. Le reste à charge est donc conséquent. Mais il peut toujours être financé via un Éco-PTZ (prêt à taux zéro).
Si on résume, les aides publiques ne peuvent pas financer TOUS les travaux, il faut que tu en payes une partie. Et plus tes revenus sont confortables, plus ta part est importante.
Tu as un projet ? Avec plus de 80 000 dossiers déjà en attente (suspension oblige), voici la marche à suivre si tu veux éviter que ton dossier ne prenne trop de retard :
Besoin d’aide pour chiffrer ton projet ?
Contacte dès aujourd’hui un installateur agréé VELUX proche de chez toi pour obtenir un devis conforme aux exigences 2026. C’est gratuit, sans engagement, et c’est un premier pas vers ta rénovation énergétique.