Tu as senti une odeur de moisi en ouvrant la trappe de tes combles perdus ? Tu vois une auréole au plafond de ton espace mansardé ? Des gouttelettes plus fréquentes sous les rampants de ta chambre ?
L’apparition d’humidité dans les combles peut venir de la condensation, d’une infiltration d’eau ou d’une fuite à l’intérieur.
Si la formation de condensation sur tes vitrages coïncide avec la baisse des températures extérieures et la remise en route du chauffage, les responsables sont souvent tout trouvés : une mauvaise isolation thermique et/ou une ventilation naturelle insuffisante.
Mais comment savoir si l’eau s’infiltre par ta toiture, par les murs ? Ta charpente ou tes matériaux d’isolation sont-ils menacés ?
Dans ce nouveau « SOS Combles », on t’apprend à te poser les bonnes questions pour comprendre d’où vient l’eau et comment t’en débarrasser !
Une douche qui se prolonge, un plat qui mijote, une lessive qui sèche, une bonne nuit de sommeil : chaque geste du quotidien libère de la vapeur d’eau.
L’air chaud et humide de toute la maison monte naturellement vers le toit. Mais ce phénomène arrive aussi en été. La condensation se forme quand deux conditions sont réunies :
Au contact de cette surface froide, l’eau contenue dans l’air retrouve sa forme liquide. C’est exactement ce qui se passe sur ton miroir après la douche.
Dans les combles perdus, c’est un peu différent. Puisque personne n’y vit, d’où vient l’air humide ?
Eh bien, il arrive que la vapeur monte depuis la maison par les petites fuites du plafond (contour de la trappe, spots, passages de câbles).
Et si tes combles perdus sont bien isolés, il y fait bien plus froid que dans tes étages. Ajoute une ventilation naturelle insuffisante, et tu obtiens la deuxième condition nécessaire à la formation de gouttelettes d’eau.
Autre grand classique des maisons anciennes : les gaines de VMC ou hottes de cuisine non isolées qui rejettent l’air humide directement dans le comble perdu (ou le garage, ou le vide sanitaire), au lieu de l’acheminer à l’extérieur !
En fin d’année, il pleut plus souvent. Donc, c’est souvent à ce moment-là qu‘une infiltration d’eau passée inaperçue en été se repère.
L’eau se fraye un chemin partout ! À travers une tuile qui a glissé après un coup de vent, un solin fissuré, un faîtage en fin de vie, une gouttière bouchée par les feuilles en bas de pente…
L’indice à repérer ? Une tache bien localisée, qui apparaît plus distinctement ou grossit après chaque averse. Et si la tache vient du bas de la pièce, recherche plutôt une infiltration côté mur de façade.
Et parfois, l’eau ne vient ni du ciel ni de l’air. Elle s’échappe tout simplement d’un tuyau ou d’un appareil qui fuit. Exemples :
Ce qu’il faut repérer ? Une tache qui apparaît quel que soit le temps, souvent sur le trajet d’une canalisation ou à proximité d’une pièce d’eau.
Pour vérifier, relève ton compteur d’eau le soir, ne tire pas d’eau la nuit, et compare la valeur le lendemain matin. Si elle a augmenté, il y a une fuite à trouver !
Si toutes les conditions sont réunies, alors équipe-toi d’une lampe frontale ou d’une lampe torche, et d’un humidimètre à bois (en vente à petit budget dans tous les magasins de bricolage).
Première piste : soulève l’isolant à plusieurs endroits, en priorité au-dessus de la salle de bains et autour de la trappe. Si ta laine de verre est humide, la ouate de cellulose en grumeaux ou que ton isolant a noirci par endroits, il y a sans doute un passage d’air depuis l’intérieur.
Éclaire ensuite l’ensemble de la charpente visible. Pour savoir si elle est abîmée, recherche des traces noires, des auréoles, un bois qui s’effrite sous l’ongle ou des filaments blanchâtres.
Dernier point : vérifie que les entrées d’air en bas de pente des combles perdus permettent bien… la circulation d’air ! Parfois, après une nouvelle isolation par soufflage, la surépaisseur d’isolant les bouche complètement.
Tu sens une mauvaise odeur, mais ne vois rien ? Parfois, les signes visibles de l’humidité dans une chambre ou un bureau mansardé se cachent simplement derrière les meubles.
Décale un peu la tête de lit, l’armoire ou le canapé. La moisissure a des chances de se former dans ces angles où l’air circule mal.
Les autres indices à rechercher ? Un papier peint qui gondole, une peinture qui cloque, ou de la buée sur la face intérieure de ta fenêtre de toit qui met plus d’une heure à disparaître.
Un peu d’humidité dans la salle de bains ? C’est normal !
Des joints qui noircissent, une peinture qui cloque au plafond, un miroir encore embué une heure après la douche ? Ces symptômes montrent que la vapeur ne trouve pas la sortie.
Il est possible que la bouche d’extraction de ta VMC soit obstruée, ou que ce système soit insuffisant à lui seul pour une ventilation efficace.
Le risque, c’est une dégradation prématurée de tes matériaux (cloisons en plâtre, isolation, revêtements, etc.).
Si l’apparition de la condensation vient d’un air trop humide qui stagne et d’une paroi trop froide, on agit sur les deux. Et dans des combles aménagés, les fenêtres de toit peuvent t’aider sur les deux plans !
Il fait trop froid pour penser à ouvrir, ou tu n’es pas là de la journée ?
Avec des fenêtres de toit motorisées et le système VELUX ACTIVE with NETATMO, des capteurs mesurent en continu la température, l’humidité et le CO₂. Quand l’air se charge trop, les fenêtres s’ouvrent automatiquement pour le renouveler, puis se referment.
Tu peux aussi programmer des plages d’aération automatiques de quelques minutes le matin, et le soir.
| Ce que tu observes | Les causes possibles | Quand ça apparaît | Ce qu’il faut faire en priorité |
| Buée persistante sur la face intérieure de la fenêtre de toit
Moisissures dans les angles ou derrière les meubles |
Condensation dans les combles aménagés | En automne et en hiver, surtout le matin | Aérer plusieurs fois par jour, vérifier la VMC.
Contacter un installateur VELUX pour remplacer une ancienne fenêtre de toit par un vitrage plus performant. |
| Gouttelettes ou givre épais sous la toiture
Isolant noirci par endroits |
Condensation dans les combles perdus (air humide qui s’infiltre et ne s’évacue pas) | Par temps froid, en hiver | Calfeutrer la trappe, les spots et les passages de câbles, dégager les entrées d’air pour assurer la ventilation naturelle. |
| Isolant mouillé en comble perdu sous le passage d’une gaine | Gaine non isolée qui condense, ou qui rejette l’air humide dans le comble | Phénomène plus important après une douche ou une cuisson | Faire isoler et/ou prolonger la gaine jusqu’à l’extérieur par un pro. |
| Tache localisée au plafond ou sous la toiture, qui grossit à chaque averse | Infiltration par la toiture (tuile, solin, faîtage, gouttière) | Après la pluie, surtout en fin d’année | Contacter rapidement un couvreur pour protéger provisoirement le toit avec une bâche.
Prendre des photos, puis appeler son assureur pour programmer les travaux de réparation. |
| Tache en bas de mur | Infiltration côté mur de façade, remontées capillaires ou condensation importante | Après des pluies répétées | Demander l’avis d’un spécialiste pour inspecter la façade.
Faire vérifier ses fenêtres de toit (joints, qualité du vitrage si maison ancienne). |
| Tache sur le passage d’une canalisation ou près d’une pièce d’eau | Fuite de plomberie, ou canalisation gelée puis fissurée | Quel que soit le temps, ou juste après une période de gel | Faire le test du compteur d’eau, appeler un plombier pour recherche de fuite, isoler les tuyaux en combles perdus. |
| Joints noircis
Miroir embué plus de 30 minutes après la douche |
Extraction insuffisante dans la salle de bains | Après chaque douche | Nettoyer la bouche d’extraction.
Contacter un installateur VELUX pour compléter avec une ventilation naturelle et évacuer l’humidité plus rapidement. |
Cet équipement peut effectivement rendre service après un dégât des eaux, ou aider à patienter en attendant les « vrais » travaux de réparation.
Mais ce n’est pas une solution durable.
La déshumidification traite le symptôme, pas la cause. Et si le déshumidificateur se remplit rapidement sans amélioration, c’est que le problème n’est pas réglé.
En faible quantité, oui ! Mais elle doit pouvoir s’évacuer rapidement. Si ce n’est pas le cas, ou si tes murs intérieurs se dégradent, attention. L’air humide stagne trop longtemps, et ne s’évacue pas correctement.
Pas vraiment, mais il aide un peu à améliorer la situation ! En réchauffant les murs, il limite la condensation.
La vapeur a moins tendance à « perler » sur une paroi tiède. Mais l’inconfort que tu ressens persiste ! Pour réellement faire sortir l’eau de la maison, c’est l’aération et la VMC qu’il faut solliciter en priorité.
L’humidité, c’est la vapeur d’eau invisible contenue dans l’air. La condensation, c’est le moment où cette vapeur redevient liquide, au contact d’une surface trop froide. Une maison peut donc être humide sans condensation visible, tant que ses parois restent assez chaudes.
Une buée qui persiste sur les vitres, des taches noires dans les angles, une odeur de renfermé, du linge qui sèche mal ou un papier peint qui se décolle. Pour confirmer le diagnostic, installe un hygromètre dans ta pièce. Une valeur au-dessus de 60 % ? Plus de doutes !
Elle évacue en continu l’air « pollué » intérieur produit au quotidien. Attention, c’est à la condition de fonctionner jour et nuit sans interruption, et d’être entretenue.
Une VMC hygroréglable ajuste même son débit selon le taux d’humidité mesuré. En revanche, la VMC n’est pas toujours suffisante seule pour tout évacuer. Il faut compléter son action en ouvrant les fenêtres et fenêtres de toit.
Et elle ne règle ni une infiltration, ni une fuite de plomberie.