Tu te demandes parfois pourquoi tu te réveilles avec la gorge sèche, des maux de tête, ou pourquoi tes vitres sont couvertes de condensation le matin ? C’est peut-être simplement un problème de renouvellement d’air !
En hiver, on a tous les mêmes réflexes dans son logement. On ferme les fenêtres pour garder la chaleur, on allume deux ou trois bougies parfumées pour réchauffer l’ambiance, on fait sécher le linge dans un coin… Et bien sûr, le chauffage fonctionne en continu pour éviter d’empiler trois pulls à l’intérieur !
Mais cumulés, tous ces petits gestes courants dégradent la qualité de l’air intérieur que tu respires chaque jour. Selon les mesures de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), la pollution intérieure est en moyenne 2 à 5 fois plus élevée que dans l’air extérieur ! Un véritable enjeu de santé publique quand on sait à quel point on passe du temps dans sa maison l’hiver.
Et si plusieurs de nos réflexes d’hiver étaient en fait de fausses bonnes idées ? Peut-on vraiment aérer sans gaspiller de l’énergie ? Rêve de Combles fait le point avec toi pour t’aider à respirer un air sain.
Mauvaise habitude.
Quand les températures baissent, fermer les fenêtres semble logique pour éviter de surconsommer. Sauf qu’il y a une différence entre ne jamais ouvrir ses fenêtres, et aérer sa maison seulement quelques minutes.
Quand tu gardes tes fenêtres closes du matin au soir, ton habitation accumule :
Si tu ajoutes à tout ça un radiateur allumé toute la journée (ou une cheminée), tu obtiens un environnement intérieur très inconfortable : air sec, « chargé », et une sensation désagréable difficile à expliquer.
Ouvrir en grand quelques minutes est plus efficace que de laisser une fenêtre entrouverte. L’air se renouvelle plus vite, et tu ne gaspilles pas ton chauffage. D’ailleurs, pense bien à le couper quand tu aères ta maison.
Habitude incomplète.
Oui, la ventilation mécanique contrôlée (VMC simple flux ou double flux) est un élément indispensable. Elle assure un renouvellement d’air continu, même fenêtres fermées.
Mais non, elle n’est pas toujours suffisante seule, notamment en cas de « pic de pollution ».
En hiver, l’air humide est produit plus rapidement dans tes pièces. Tu cuisines fenêtres fermées, tu reçois tes invités à l’intérieur plutôt que sur la terrasse, tu n’ouvres pas forcément les fenêtres de la salle de bains, etc.
Tu produis donc plus de vapeur d’eau, plus vite, et ta VMC se retrouve avec plus de travail ! Si bien qu’elle ne parvient pas toujours à évacuer tout l’air vicié qui s’accumule.
Et si, en plus, les bouches d’entrée d’air sont encrassées, que les filtres ne sont jamais nettoyés, ou que le système manque d’entretien, son efficacité est mise à mal.
Habitude agréable, mais polluante.
Allumer une bougie parfumée pour une petite ambiance tamisée, on adore ! Surtout quand il fait nuit à 17h ! Mais en plus d’une jolie flamme et d’une odeur agréable, les bougies produisent aussi des particules fines, de la fumée et des COV.
Et si en été, on ouvre facilement les fenêtres pour laisser sortir ces polluants, ce n’est pas vraiment notre priorité en hiver. Du coup, ils stagnent à l’intérieur et peuvent provoquer des irritations, voire des gênes respiratoires ou crises d’asthme chez les personnes très sensibles.
Très mauvaise habitude !
Ici encore, l’idée semble « bonne » sur le papier : laisser l’air froid dehors.
Mais, en colmatant les entrées d’air (grilles d’aération au-dessus des fenêtres), c’est comme si tu actionnais le bouton OFF de ta VMC. Elle ne peut fonctionner qu’en partie : l’air vicié (pollué) est toujours extrait mécaniquement par le système, mais aucun air neuf ne rentre.
Non seulement la VMC seule n’est pas suffisante pour aérer en hiver, mais si, en plus, tu bloques le peu d’air sain qui pourrait entrer, l’air intérieur de ton logement est vraiment de mauvaise qualité !
Et si tu utilises un système de chauffage à combustion (poêle, chaudière ancienne ou cheminée sans insert), c’est même dangereux ! Sans apport d’air sain régulier, tu augmentes la concentration en monoxyde de carbone dans l’air que tu respires.
Habitude à encadrer.
Soyons honnêtes, personne ne fait sécher son linge dehors en plein mois de janvier ! Et à moins de faire tourner le sèche-linge à plein régime, il y a fort à parier que tes vêtements sèchent tout l’hiver dans un coin du salon.
Le seul souci, c’est qu’une machine de linge qui sèche, ça représente quelques litres d’eau qui s’évaporent tranquillement dans ton air intérieur. Donc, le taux d’humidité augmente, et pour les odeurs, ce n’est pas terrible non plus.
Mais l’hiver, on sait aussi que le chauffage assèche l’air. Alors, où est le problème si faire sécher le linge à l’intérieur peut finalement aider à rééquilibrer un air trop sec ?
En réalité, humidifier n’est pas une mauvaise habitude en soi. Ce qui l’est, c’est d’humidifier sans aérer. C’est une source supplémentaire d’inconfort ou de risque de condensation.
Maintenant que tu connais les gestes à éviter, voici un condensé des bonnes pratiques à adopter :
Et si le meilleur moyen de profiter d’air frais était en fait le plus simple ? Tu l’auras compris à travers notre article, rien ne remplace une fenêtre ouverte pour renouveler l’air. C’est le geste le plus naturel et le plus efficace pour mieux respirer à l’intérieur.
Et ça vaut aussi pour les combles ! Grâce à l’effet cheminée, l’air chaud monte et s’échappe par le haut. Une simple ouverture avec fenêtre de toit est incroyablement efficace pour renouveler l’air de toute la maison. Contacte un expert VELUX dès aujourd’hui pour choisir les solutions les plus adaptées à tes pièces, à ta toiture et à ton budget.