Vous pensez que les murs inclinés et la faible hauteur sont des obstacles ? Eh bien non ! En plus d’apporter du caractère à votre pièce, la pente ne vous empêche pas de trouver une implantation hyper fonctionnelle et un style chaleureux !
Que faut-il vérifier avant d’aménager votre cuisine sous pente ? Quelle implantation choisir pour ne pas perdre de place ? Quels équipements malins sont les plus adaptés sous pente ? Faut-il absolument s’orienter vers des dimensions personnalisées ? C’est tout ce que vous découvrirez dans ce guide, ainsi que des inspirations déco tout au long de l’article !
C’est la première question à se poser avant d’envisager une cuisine sous pente : ai-je assez de hauteur sous plafond pour que ce soit confortable ?
Réglementairement, une surface habitable est comptabilisée dès lors qu’elle dispose d’une hauteur de 1,80 mètre. Mais pour préparer quotidiennement des repas, visez plutôt 2 mètres à l’endroit où vous cuisinez.
Autre aspect à évaluer : la pente de toit. Plus elle est marquée, plus vous gagnez en surface exploitable, et plus l’aménagement de votre cuisine sera simple.
Avec une pente proche de 45°, la majorité de la pièce est confortable à utiliser. En revanche, si elle est plus faible (aux alentours de 30°), plusieurs zones de la pièce seront trop basses pour être facilement utilisable.
Contrairement à une chambre, une cuisine équipée est une pièce plutôt « lourde ». Votre plancher doit supporter des meubles remplis de vaisselle, des étagères débordant de provisions et l’électroménager courant (frigo, four, lave-vaisselle).
Dans une cuisine, la qualité de l’air intérieur n’est pas épargnée. C’est un environnement humide, la condensation apparaît rapidement, sans parler des odeurs de cuisson qui se répandent aux autres pièces !
Pour ne rien arranger, les combles sont souvent dépourvus de fenêtres en nombre suffisant. Le résultat, c’est que l’aération se fait plus rare et l’humidité stagne à l’intérieur.
Alors, avant de réfléchir au plan d’aménagement parfait, prenez le temps de définir un mode de ventilation bien dimensionné.
Pour garder un espace sain, ces trois solutions doivent fonctionner ensemble :
Comme pour une salle de bains, la cuisine sous les combles doit être raccordée à l’eau et l’électricité.
En ce qui concerne la plomberie, l’arrivée en eau potable est relativement simple à prolonger. Ce sont souvent les évacuations qui demandent plus de réflexion. Elles doivent être assez inclinées pour que l’eau s’écoule correctement sans risque de « bouchon » ou de contre-pente. Mais il faut aussi réfléchir à la manière de les raccorder à l’évacuation d’eau usée du logement.
Du côté de l’électricité, laissez-vous guider par la norme NF C 15-100 (texte de référence pour les installations électriques des logements). Ce texte vous indique le nombre minimal de prises à prévoir, ainsi que les circuits spécialisés à isoler pour sécuriser les gros appareils (cuisson, lave-vaisselle).
Dans un logement, la cuisine est aujourd’hui aussi conviviale que le séjour. Ouverte sur les autres pièces, on y passe du temps, on se raconte ses journées autour de l’îlot central ou on cuisine à plusieurs. Hors de question de passer toutes ses heures dans le noir !
Une cuisine sous pente, oui, mais pas une cave ! Alors, misez sur un maximum de lumière naturelle.
Pour une luminosité agréable le plus longtemps possible en soirée, privilégiez des fenêtres de toit de grande taille, voire des combinaisons de deux, trois, ou quatre fenêtres côte à côte. L’effet verrière et la luminosité apportée à la pièce seront du plus bel effet.
En cas d’exposition au sud ou à l’ouest, pensez aux modèles avec vitrage à isolation thermique renforcée et aux occultations solaires (stores ou volets roulants).
Votre ouverture sur la toiture est difficile d’accès ? Équipez-la d’une motorisation pour pouvoir l’ouvrir facilement à distance.
Dernier point à vérifier : l’accès aux combles. Oubliez les échelles ou escaliers escamotables et privilégiez un escalier droit ou quart tournant, plus confortable et plus sûr.
N’oubliez pas que vous devrez régulièrement monter les courses et descendre les poubelles !
Vérifiez aussi la largeur de votre escalier : vos électroménagers doivent pouvoir passer sans difficulté.
Si la soupente n’offre qu’un mur utilisable, l’implantation linéaire est la plus adaptée. C’est la disposition la plus simple à mettre en œuvre dans un petit espace pour libérer une zone de circulation aérée devant la cuisine.
Elle est cependant moins facile à utiliser, car tous les éléments de cuisine (réfrigérateur, cuisson, évier) sont alignés le long d’un même mur. Il faut donc se déplacer latéralement pour cuisiner.
Si vous disposez de deux murs perpendiculaires, la disposition en L permet de mieux agencer l’espace et de gagner en surface. Ses avantages ?
Vous avez la chance de disposer d’un volume confortable ? Alors la cuisine en forme de U est une option parfaite ! Lorsque vous cuisinez, le mobilier vous entoure des trois côtés : idéal pour circuler plus naturellement entre les éléments.
Cette configuration ergonomique offre aussi un volume de rangement plus important que les dispositions précédentes.
Attention cependant au choix des éléments d’angle qui sont plus ou moins pratiques en fonction des fabricants.
Sous la pente de toit, l’îlot est la meilleure manière d’exploiter pleinement la zone centrale, là où le niveau sous plafond est souvent la plus généreuse.
C’est aussi un atout déco fort. En choisissant des assises colorées ou un éclairage travaillé, vous attirez naturellement le regard vers LE lieu de convivialité de la pièce à vivre.
Mais l’îlot central offre aussi des atouts fonctionnels au quotidien :
Ainsi, pour vous aider à visualiser les différentes possibilités d’aménagement, n’hésitez pas à multiplier les vues et scénarios. Par exemple, imaginez votre cuisine en version linéaire avec quelques étagères ouvertes sous la partie pentue, puis testez une version en L avec un retour pour manger ou un petit îlot positionné là où c’est le plus haut.
D’autre part, les plans 3D, les croquis à main levée, les exemples de réalisations et les simulateurs en ligne aident à comparer facilement plusieurs dispositions, niveaux du mobilier et styles de façades avant de prendre une décision, surtout dans un volume atypique sous pente.
On ne vous apprend rien : une cuisine sans meubles bas, ça n’existe pas. Mais lesquels d’entre eux sont plus adaptés si vous créez une cuisine sous la toiture ?
Dans un lieu mansardé, privilégiez les tiroirs profonds et les caissons coulissants. Ils vous laissent entrevoir tout leur contenu « d’en haut » (donc sans vous baisser), en reculant l’inclinaison du toit (c’est toujours plus agréable).
Contrairement à un dressing qui cherche à exploiter toute la hauteur sous pente, le sur-mesure n’est pas indispensable dans une cuisine. La hauteur de vos meubles bas dépendra principalement de la hauteur souhaitée pour votre plan de travail.
Les meubles bas standards sont donc parfaitement adaptés. Et l’offre est suffisamment variée pour les ajuster en profondeur ou les combiner harmonieusement entre eux.
Dans un endroit mansardée, les meubles hauts sont un vrai sujet : faut-il en installer ou non ?
Si la pièce est déjà plutôt basse de plafond, ils ont tendance à écraser davantage le volume. De plus, l’association entre les lignes atypiques des combles, de la charpente et l’alignement des meubles hauts n’est pas toujours très esthétique.
Pour plus de légèreté, orientez-vous vers quelques étagères ou tablettes ouvertes ou misez sur une crédence équipée pour garder vos ustensiles à portée de main. Et si vous disposez d’une paroi droite assez haute, les colonnes sont une excellente idée. Elles sont visuellement moins proches de la couverture et contiennent de nombreux rangements..
Murs en pente, faible hauteur sous plafond ou poutres de charpente mal placées : le choix de la hotte dans une cuisine en sous pente n’est pas toujours une évidence !
La hotte inclinée fixée au mur libère de l’espace au-dessus de vos casseroles (et évite de vous cogner !). Pour les petits espaces, les combinés plaques de cuisson avec hotte intégrée sont redoutablement pratiques : silencieuses, efficaces et sans conduit visible. Ces modèles sont en revanche plus chers que les versions murales.
Pour votre crédence, pas toujours facile de trouver une solution esthétique qui concorde parfaitement avec la hauteur visible d’un mur de soubassement ou avec une forme de mur pignon particulière.
Rien de moins esthétique qu’un effet « bande visuelle » lorsque la crédence sous rampant laisse entrevoir quelques centimètres restants de mur. Plusieurs astuces pour contourner le problème :
Enfin, choisissez des matériaux faciles à nettoyer (carreaux de céramique, stratifié) car dans une cuisine mansardée ou non, les éclaboussures sont nombreuses !
Concrètement, dans une cuisine sous pente, le choix des matériaux et du style joue beaucoup sur la sensation d’espace. Les façades de couleurs claires, mates ou légèrement satinées, associées à une paillasse pour cuisiner en bois clair, stratifié ou pierre claire, permettent de refléter la lumière et d’alléger visuellement le volume sous toiture.
Ensuite, côté style, les ambiances scandinaves, contemporaines épurées ou naturelles (bois, couleurs claires et touches de noir discret) s’adaptent particulièrement bien pièces sous pente. En effet, elles limitent l’encombrement visuel, valorisent les lignes de la charpente et mettent l’accent sur la lumière naturelle plutôt que sur la masse des meubles.
Pour un confort optimisé, il est important de choisir les appareils les plus silencieux possible. C’est particulièrement vrai si votre cuisine est aménagée sur un plancher bois (qui a la fâcheuse tendance à répandre les vibrations à tout l’étage).
Pensez aussi à vous renseigner sur le poids des appareils, notamment ceux du réfrigérateur, du lave-vaisselle et éventuellement du lave-linge. Ils imposent une charge importante sur une petite surface.
Si vous manquez de place, il existe des modèles de réfrigérateur compacts ou bas à tiroirs. Dans ce cas, comparez toujours le volume de stockage qui n’est pas toujours optimisé d’un modèle à l’autre.
Pas nécessairement ! Qu’elle soit située dans un grenier ou non, la cuisine est dans tous les cas un aménagement conçu sur mesure (ou semi-mesure), en fonction de votre style de vie et de la configuration de l’endroit. Et, quand on y regarde de plus près, chaque cuisine a ses particularités : petite taille, réseaux d’évacuation mal placée, ouverture ou équipement technique à éviter, etc.
Un lieu atypique et des murs inclinés demandent effectivement un plus de réflexion au moment de la conception d’une cuisine sous pente. Mais le « tout sur-mesure » n’est pas pour autant indispensable. De nombreux placards standards peuvent convenir, à condition de dénicher les dimensions adéquates.
A ce propos, si vous hésitez sur le niveau d’adaptation ou le choix des équipements, échangez avec un cuisiniste ou un expert des combles. Cela vous permettra de répondre à certaines de vos questions ou problématiques et d’optimiser le prix global de votre chantier.
D’ailleurs, grâce à des plans ou de la 3D, ces professionnels peuvent ajuster les modules standards, limiter les découpes complexes, arbitrer entre plusieurs scénarios d’implantation, et donc vous estimer un prix du chantier avant lancement…
Pour économiser encore plus, Amandine a la solution : installer soi-même sa cuisine ! Un défit de taille qu’elle décrit étape par étape, et sans fausse promesse, dans la vidéo ci-dessus.
Vous rêvez de passer enfin à l’action ? Alors contactez le service de conception VELUX pour découvrir tout le potentiel sous toiture. Visualisez gratuitement l’apport de lumière naturelle dans votre cuisine grâce à des plans 3D réalistes et personnalisés. Lancez-vous dès aujourd’hui pour partager vos prochains repas dans une cuisine baignée de lumière !
Pour aménager une petite cuisine, il faut faire attention à garder une circulation fluide. Commencez par choisir une implantation simple et compacte (linéaire ou en L). Cette configuration aligne l’évier, la table de cuisson et le réfrigérateur sans casser le passage.
Pensez ensuite aux espaces de stockage jusqu’en haut des parois, aux placards peu profonds et à l’électroménager compact ou encastré pour libérer de la place.
Enfin, allégez visuellement l’ensemble avec des façades claires, peu de ruptures de matériaux et un éclairage bien réparti, afin que l’ensemble paraisse plus grand qu’il ne l’est vraiment.
La cuisine en L permet de mieux séparer les zones de cuisson et de préparation. Elle est aussi plus pratique pour cuisiner à deux. La version linéaire est quant à elle parfaite dans les greniers très étroits ou pour un studio au dernier étage. Elle concentre tout sur une seule paroi et libère un maximum de surface pour circuler.
Oui, et c’est même idéal ! L’îlot central devient alors le cœur de la pièce : coin de préparation supplémentaire, rangements intégrés et coin repas convivial. Si vos combles sont plus modestes, optez pour un modèle mobile sur roulettes facile à déplacer selon vos besoins.
Pas toujours ! Chaque cuisine est un défi d’agencement, qu’elle se situe dans les combles ou non. Le tout personnalisé ou les solutions compactes sont souvent compensés par un nombre réduit de mobiliers à installer. Ainsi, le budget global reste proche de celui d’une cuisine classique.
Oui, et plusieurs options existent pour s’adapter aux rampants : hotte murale inclinée, hotte encastrée dans le plafond ou hotte intégrée à la plaque de cuisson. Si votre configuration le permet, privilégier autant que possible une évacuation extérieure.
Les erreurs courantes incluent :
● L’installation de placards hauts standards qui s’écrasent contre la pente,
● Le manque de vérification de la solidité du plancher pour les appareils lourds,
● Le placement inadapté de la zone de cuisson ou de l’évier dans un espace réduit nuit à l’ergonomie et à la sécurité.
Il faut aussi éviter de négliger la lumière naturelle et la ventilation, ce qui rend l’espace sombre et étouffant, ou de sous-exploiter les recoins bas sans rangement sur mesure.
Les éclairages les plus adaptés sont les LED encastrées le long des rampants pour une diffusion homogène sans encombrer l’espace. Combinées à des spots orientables au-dessus du plan de cuisson et des fenêtres de toiture, elles maximisent l’impression de luminosité naturelle.
Pensez aussi aux appliques murales sur les pignons et à un éclairage général doux pour éviter les ombres sous la pente.
Pour choisir le mobilier adapté à une cuisine sous pente, commencez par le mobilier bas :
● Choisissez des éléments standards avec tiroirs profonds et coulissants, faciles à ouvrir même en étant légèrement décalés de la pente,
● Évitez les placard hauts là où il y a peu de place. Vous pouvez même les remplacer par quelques étagères légères ou une crédence équipée,
● Réservez les colonnes et placards verticaux au pignon ou aux zones plus hautes.
● Sélectionnez un électroménager compact ou encastré, des façades en blanc ou autres couleurs claires pour ne pas alourdir le volume mansardé.