Oui, par nature, ta salle de bains est une pièce propice à l’humidité. Eau chaude, vapeur, douche ou bain : c’est une partie de ton logement qui est habituée à l’eau.
Mais quand l’humidité est omniprésente, là, ce n’est plus normal ! Sa présence révèle souvent une mauvaise ventilation ou un problème lié à ta maison. Et malheureusement, c’est encore plus fréquent dans les logements anciens ou les salles de bains sans fenêtre.
Tu penses être concerné(e) ? Alors, reste avec nous ! Rêve de Combles t’aide à comprendre d’où vient ton humidité pour traiter le problème rapidement, même si tu n’as ni fenêtre ni VMC. Et si ton problème persiste, on t’explique quels travaux privilégier pour un air ambiant plus sain et agréable.
La salle de bains, c’est une pièce dite « humide ». Alors, à partir de quel moment l’humidité dans une salle de bains devient un problème ?
Dans un logement, le taux d’humidité idéal de l’air intérieur doit rester compris entre 40 et 60 %.
Dans une salle de bains, on considère que des pics plus élevés sont normaux et acceptables juste après utilisation (une douche ou un bain). MAIS, ils doivent rester temporaires !
Tu n’as pas besoin d’hygromètre ou d’appareil high-tech pour faire un premier diagnostic rapide.
Si tu coches plusieurs de ces cases, il y a probablement trop d’humidité dans la pièce :
Une humidité élevée qui dure favorise la prolifération des moisissures, des champignons et des bactéries.
Autrement dit, même si tu ne passes pas ta vie dans la salle de bains, ça peut avoir un impact sur ta santé respiratoire, et abîmer tes matériaux, tes joints ou tes revêtements.
En plus, rien de pire pour ton confort ou l’esthétique de ta pièce. Les moisissures, ce n’est pas vraiment le must-have déco du moment !
Le problème, ce n’est pas la vapeur elle-même (inévitable dans une salle de bains), mais c’est ce qui se passe après. Ou plutôt, ce qui ne se passe pas !
Si l’air n’est pas renouvelé rapidement, l’humidité reste « piégée » dans la pièce. Elle stagne, elle s’accumule et finit parfois par s’infiltrer.
À chaque fois que tu prends une douche, l’air chaud et humide qui n’est pas évacué à l’extérieur se transforme en eau liquide au contact d’un support froid (murs, carrelage, miroir). Cette condensation forme la buée que tu vois partout.
En termes un peu plus techniques, une humidité persistante peut vouloir dire que ton système de ventilation est soit inexistant, soit inefficace. Par exemple :
Le cas classique ? Une fuite d’eau qui tarde à se faire repérer !
Un joint de douche fatigué, un raccord mal serré, une petite fuite sur une canalisation : au début, l’écoulement est presque invisible. L’eau s’infiltre lentement derrière un mur ou sous le sol, sans que tu t’en rendes compte. Pendant ce temps-là, l’humidité s’installe.
Autre cause possible : les problèmes d’étanchéité. Par exemple : une fissure dans un mur, un angle mal protégé ou un receveur de douche mal posé peuvent provoquer des dégâts.
Car comme l’eau passe absolument PARTOUT, le moindre défaut d’étanchéité ne pardonne pas dans une pièce exposée à l’humidité !
Tu n’as ni fenêtre ni VMC ? L’objectif numéro 1, c’est de faire sortir l’air humide.
Après chaque douche, prends l’habitude de laisser la porte de la salle de bains ouverte pendant un moment. Et si possible, ouvre une fenêtre dans une pièce voisine pour renouveler l’air intérieur et réduire le taux d’humidité (même en hiver).
Parce que l’idée, ce n’est pas de déplacer le problème, mais d’évacuer l’air vicié ! Ce n’est pas parfait, mais c’est mieux que rien.
Même si tu as un radiateur sèche-serviettes, commence par faire sécher tes serviettes de toilette ou ton linge dans une autre pièce (mieux ventilée, de préférence). Tu supprimes au moins une source d’humidité.
Autre réflexe à adopter : essuie rapidement les surfaces après utilisation. Grâce à cette habitude, tu limites la quantité d’eau qui stagne sur les éléments de ta pièce : parois de douche, carreaux, miroir, meubles.
Encore une fois, le nettoyage ne supprime pas la cause de l’humidité. Par contre, il limite les dégâts en freinant le développement de bactéries ou de moisissures.
Applique du vinaigre blanc ou un produit adapté deux à trois fois par mois sur les joints de carrelage et le pourtour de la douche ou de la baignoire.
L’idée, ce n’est pas de décaper en permanence, mais de prévenir le développement des spores nocives en gardant au maximum tes surfaces saines.
Oui, il existe dans le commerce des matières et revêtements « compatibles pièces humides ». Mais ça, c’est la théorie !
Le PVC (sans joints) ou la peinture classique, ça fonctionne surtout quand l’humidité ne stagne pas en excès pendant des heures.
Mais dans une salle de bains sans fenêtre et/ou sans VMC, on est clairement dans une configuration à risques. Et là, on joue la sécurité. On opte pour un carrelage et une faïence grand format (pour réduire les joints) et une étanchéité impeccable.
Il y a un moment où, malgré tous tes efforts, l’humidité devient un vrai problème. Tu aères, tu nettoies, tu fais attention, mais les moisissures reviennent, les matériaux commencent à se dégrader et ta pièce sent mauvais.
C’est le signe que les différentes solutions « rapides » que tu as testées ont atteint leurs limites.
L’une des solutions à envisager pour éviter la condensation, c’est la VMC simple flux (ventilation mécanique contrôlée). Elle force « mécaniquement » l’extraction d’air humide vers l’extérieur.
Selon la configuration de ton logement, tu as plusieurs options :
Si ta salle de bains se situe sous les combles, l’option la plus efficace (et la plus appréciable), c’est la ventilation naturelle.
Avec une fenêtre de toit, tu peux évacuer toute l’humidité accumulée en seulement quelques minutes, sans attendre des heures que l’air se renouvelle.
Mais ce n’est pas le seul avantage. Tu gagnes aussi :
Et si ta salle de bains devenait enfin une pièce saine, lumineuse et super cosy ?
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